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La 3D et son impact sur la vision

Alors que Nintendo déconseille l’usage de sa dernière console 3D aux moins de 6 ans, les questions se multiplient sur les conséquences de cette mode du relief sur la vision, notamment celle des enfants. Les experts de la SFO (Société française d’ophtalmologie) se sont saisis de ce dossier, apportant des premières réponses concrètes. Celles-ci ont notamment été dévoilées lors du Symposium de la Fondation Krys, qui s’est tenu le 9 mai dernier dans le cadre du 117ème congrès de la SFO.

Plus d’1 personne sur 10 “vit mal” la 3D

« Tous les principes de 3D – lunettes actives, lunettes passives, sans lunettes – sont basés sur la stéréoscopie. La communication de Nintendo semble obéir au principe de précaution. Il n’y a pas d’effet délétère le développement visuel mais, en l’état actuel de nos connaissances, on imagine que cela peut entraîner une fatigue oculaire », explique le Dr. Béatrice Cochener, présidente de la SFO. Ainsi, 10 à 15% de la population aura du « mal à « digérer » la 3D : ceux qui présentent déjà une fatigue visuelle, une altération de la fonction binoculaire ou des muscles oculomoteurs ». Cette « digestion » sera notamment difficile pour les enfants de moins de 8 ans qui présentent ces troubles, la 3D étant même susceptible, dans ce cas, de modifier le plan de rééducation. « A l’inverse, on peut se réjouir de ses images en relief qui révèleront et dépisteront éventuellement une amblyopie ou une anomalie de la vision binoculaire passées inaperçues », explique la SFO.

Une étude brestoise en cours pour mieux évaluer les conséquences de la 3D

Les pouvoirs publics sont à l’écoute. Une étude baptisée « 3D Fovéa »* est en cours pour mieux cerner l’impact de la 3D sur l’appareil visuel. « On y décompose la 3D dans ses différents effets », souligne Dr. Béatrice Cochener, qui pilote ce projet brestois avec Jean-Louis de Bougrenet de la Tocnaye, chercheur et professeur d’optique à Telecom Brest.

Pour l’heure, il est rappellé que « le temps autorisé d’utilisation des écrans et la sélection des programmes constituent un problème d’éducation et uniquement d’éducation. Les parents doivent être mis devant leur responsabilité ! ». Concernant spécifiquement les jeux 3D, la société savante estime que ceux-ci sont « surtout délétères pour le développement intellectuel et psychologique des jeunes cerveaux, par leur contenu à la pauvreté consternante ».

A propos de l'auteur

Directeur de Media optique (marocoptic.com)

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