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Une lueur d’espoir pour les artisans malvoyants

Une lueur d’espoir pour les artisans malvoyants

 

Une enveloppe de 1 million de DH pour la rénovation et l’équipement du centre de l’OAPAM Fès

Une nouvelle vie commence pour la coopérative des produits artisanaux des personnes malvoyantes de Fès après plusieurs années de travail dans des conditions difficiles Le centre de l’Organisation Alaouite pour la protection des aveugles au Maroc (OAPAM), qui abrite la coopérative depuis les années 70, vient d’être rénové et équipé grâce à une dotation de 1 million de DH dans le cadre de l’INDH.

Cette initiative vise l’amélioration des infrastructures du centre nécessaires à l’épanouissement des malvoyants et répondre au souci de créer chaque jour les meilleures conditions possibles pour le bien être et l’amélioration des conditions de vie des personnes handicapées visuelles.

«Le Centre était dans une situation lamentable avec une infrastructure dans un état de dégradation avancée. Nous avons essayé grâce à l’INDH et l’appui de la wilaya de Fès-Boulemane de redonner une vie au centre en rénovant les bâtiments, en le dotant entre autres d’électricité et de sanitaire. Nous essayons surtout de lui fournir d’autres moyens d’existence », indique Mme Leila Bennis, présidente de la section de Fès de l’OAPAM.

Outre la réhabilitation et la rénovation des bâtiments, il s’agit, en fait, d’assister le groupement des personnes malvoyantes dans leurs activités génératrices de revenu. Dans le domaine de la réadaptation, la section de Fès s’emploie aussi à trouver des solutions aux problèmes quotidiens (déplacements, basse vision et activités de la vie journalière afin d’améliorer un peu leur existence surtout avec l’absence totale de services d’assistance pour les aveugles et les malvoyants.

«Vu le manque de moyens matériels, les membres de la coopérative produisaient auparavant, des serpillières souvent dans des conditions très difficiles. Mais aujourd’hui, avec la rénovation des locaux et l’amélioration des conditions de travail, nous pensons développer notre activité malgré le poids de l’âge et produire des hanbals, des tapis et des djellabas puisque nous disposons d’un savoir-faire en la matière.

Nous espérons pouvoir commercialiser notre production auprès des nationaux et des touristes», explique Mekki Mrabet, président de la coopérative des malvoyants de Fès.

Pour M. Belhaj de l’OAPAM Fès, ce type d’activités devrait incontestablement s’inscrire dans le cadre de la promotion du commerce équitable puisqu’il permet à ces personnes handicapées de préserver un savoir-faire ancestral notamment dans certains métiers de tissage et surtout de les protéger de la pauvreté et de la mendicité.

Mieux encore, les membres du bureau de la section prévoient d’exploiter le centre qui s’étale sur près de 430m2 pour promouvoir d’autres activités génératrices de revenu adaptées aux aveugles et malvoyants afin de leur permettre d’acquérir leur autonomie financière.

Il est prévu aussi de dispenser des formations diplômantes notamment pour les jeunes malvoyants qui ne peuvent plus poursuivre leurs études. Il s’agit de formations adaptées aux besoins et aux capacités des aveugles et malvoyants notamment des formations pour des postes de standards, call centres ou kinésithérapeutes…. pour assurer leur intégration dans la société d’une façon aussi complète que possible.

Pour réaliser ses buts, l’OAPAM Fès, essaye selon Leila Bennis, avec les moyens de bord, de coordonner plusieurs activités et actions communes de ces personnes qui sont dans le besoin et de les représenter auprès des autorités locales pour prévaloir leur droit à une vie meilleure et surtout digne.

 

La population non- voyante en chiffres
           
                        > On estime à peu près à 7 marocains sur 1000 la proportion des aveugles au Maroc
           
                        > Les aveugles représentent environ 220.000 personnes dont un maximum de 10.000 ont appris le braille
           
                        > 2 à 300 seulement le pratiqueraient
           
                        > 3 et 400 de non- voyants travaillent
           
                        > Les malvoyants représenteraient à peu près 1 marocain sur 100.
           
                        > Augmentation du nombre due à la régression de la cécité totale grâce aux progrès thérapeutiques
           
                        > L’allongement de la vie, un facteur d’accroissement de la population des malvoyants.
           
                       
            Par Rachida Bami | LE MATIN

 

 

 

 

 

A propos de l'auteur

Directeur de Media optique (marocoptic.com)

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