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DMLA : quels sont les traitements ?

DMLA : quels sont les traitements ?

 

La dégénérescence maculaire liée à l’âge (DMLA) touche plus de 25 millions de personnes dans le monde. Cette maladie est liée à un vieillissement de la zone centrale de la rétine appelée macula. Aujourd’hui, des traitements existent pour limiter l’évolution de la maladie.

Dr Vincent Pierre-Kahn, ophtalmologiste, Chef de service ophtalmologie à l’hôpital Foch : Pour les formes précoces ,le terme DMLA n’est pas approprié, on parle plutôt de maculopathie liée à l’âge, en tout cas de terrain favorisant l’apparition d’une DMLA. Dans ces formes-là, on va recommander au patient de supprimer tous les facteurs de risque qui peuvent contribuer à l’aggravation. Le premier facteur de risque à éliminer c’est le tabagisme puisque le tabac est un facteur reconnu, augmentant de 4 fois le risque de DMLA. On demandera donc au patient d’arrêter le tabac, d’effectuer des exercices physiques réguliers, de corriger une hypertension artérielle ou un surpoids et également on va lui conseiller de modifier son alimentation, de la rendre plus équilibré car nous savons aujourd’hui, que l’un des facteurs responsable de la maladie est un déséquilibre alimentaire.

Il existe 2 formes dans la DMLA : la forme sèche, qui évolue très lentement, et la forme humide, moins fréquente, mais qui évolue très rapidement.

Dr Vincent Pierre-Kahn : Lorsque la maladie est avérée, on rentre dans la DMLA ; lorsque l’on est devant une forme sèche, malheureusement aujourd’hui, nous n’avons pas de traitement pour stopper l’aggravation, l’extension de ces plages d’atrophie rétinienne. On recommandera ces mêmes règles hygiéno-diététiques et on demandera également au patient de se soumettre à une auto-surveillance régulière, qui passe par un examen œil par œil (on demande au patient de cacher un œil, cacher l’autre œil et de vérifier sur un quadrillage que les lignes restent bien droites, qu’elles ne se déforment pas).

Lorsque le patient est atteint d’une forme humide, il y a réellement urgence à le traiter pour enrayer l’évolution de la maladie.

Dr Vincent Pierre-Kahn : Les traitements modernes de la DMLA ont été validés dès 2006. Ils reposent sur l’administration d’un médicament directement dans l’œil, plus précisément le médicament est injecté en arrière du cristallin, dans le corps vitré et ce médicament va permettre d’être directement en contact avec la rétine et de pouvoir agir plus efficacement.

L’injection intraoculaire est totalement indolore. Le malade est endormi uniquement au niveau de son œil. La procédure va durer 5 minutes.

Dr Vincent Pierre-Kahn : Il est possible que le patient ressente des picotements, parfois quelques brûlures qui sont liées en réalité au produit désinfectant utilisé au cours de la procédure. L’injection va durer quelques secondes et les suites opératoires sont toutes simples, on demandera au patient d’instiller des collyres antibiotiques pour prévenir une infection, qui reste rarissime, mais qui reste la préoccupation principale du médecin et du patient. Pour ce geste on estime aujourd’hui que le taux d’infections suite aux injections intraoculaires se situe autour de 1 pour  10 000.

La DMLA est une maladie bilatérale, bien souvent asymétrique, disons asynchrone. Le malade peut déjà être touché de l’œil droit avant de développer la maladie à l’œil gauche.

Dr Vincent Pierre-Kahn : Aujourd’hui les recommandations sont claires : nous ne pouvons pas traiter les deux yeux le même jour, simplement à cause du risque infectieux. Si par malheur, il devait y avoir un accident infectieux sur un œil, on ne veut pas prendre le même risque sur le second œil. On espace à ce moment-là les injections d’une quinzaine de jours.

L’ensemble des traitements indiqués dans la DMLA humide sont aujourd’hui remboursés intégralement par les caisses de santé. Les compléments alimentaires qui sont également prescrits pour essayer de renforcer la rétine, ne sont en revanche pas ou peu remboursés.

Si les traitements ne permettent pas aujourd’hui de guérir de la maladie, le Dr Pierre-Kahn tient à rassurer les patients.

Dr Vincent Pierre-Kahn  Il faut bien rassurer le patient : c’est une maladie qui ne rend jamais aveugle puisque finalement il y a deux types de vision, il y a la vision centrale qui est précise (c’est la macula qui est atteinte par la maladie) et il y a la vision périphérique, responsable du champ de vision. Lorsqu’on arrive au terme de l’évolution de la maladie et que la vision a baissé de manière très significative, le malade n’est pas non-voyant, il est capable de se promener dans un environnement connu, il est capable de s’habiller, de faire la cuisine, en revanche les actes précis de vision lui sont parfois très difficiles.

Source: doctissimo.fr

 

 

 

 

A propos de l'auteur

Directeur de Media optique (marocoptic.com)

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