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l’association « Ainy » entreprend une action d’information et de sensibilisation

l’association « Ainy » entreprend une action d’information et de sensibilisation

A l’occasion de la célébration de la journée mondiale de la vision, ce jeudi 11 octobre, l’association « Ainy » entreprend une action d’information et de sensibilisation autour de la prévention des maladies oculaires chez l’enfant en collaboration avec des organismes internationaux dont l’IAPB et Vision 2020. Elle fait ici le point de la situation.

LA vision est le plus important des cinq sens dont la nature a doté l’homme. Outre son importance capitale dans l’exécution des tâches les plus élémentaires de la vie courante, la vision nous permet de profiter de la beauté et des couleurs du monde, de voir les êtres qui nous sont chers, en résumé d’apprécier la vie…

Les yeux constituent les organes humains les plus chantés par les poètes, toutes nationalités confondues. La perte de ce don inestimable est source de profondes souffrances, encore plus si elle touche les enfants, espoir et avenir de toutes les sociétés.

Chaque année sous l’égide de l’IAPB (International Agency of Prevention of Blindness), de nombreuses organisations célèbrent la Journée Mondiale de la Vision.

Le thème choisi cette année est « la Vision chez l’Enfant ».
L’Association Ainy, Association Marocaine de Prévention des Maladies Oculaires de l’Enfant, membre de l’IAPB et engagée dans le Programme Vision 2020, organise une campagne de sensibilisation dans différentes écoles sur l’importance de la vision et les moyens de la préserver chez l’enfant. L’Association Ainy en profite également pour mettre l’accent sur les moyens d’aider les enfants malvoyants.

Que sont la cécité et la malvoyance ?

Il n’y a pas de définition précise et unanimement acceptée. Pour simplifier la compréhension nous dirons que : Un enfant aveugle ne peut pas percevoir les formes et les couleurs. Un enfant aveugle doit utiliser ses autres sens pour pouvoir se déplacer ou étudier. Sa scolarité nécessite des écoles spécialisées où l’on étudie le braille.

Un enfant malvoyant a des capacités visuelles qui lui permettent de voir les formes, les couleurs (à différents degrés). Mais les détails peu contrastés ne sont pas perçus. Ces enfants ont une acuité visuelle insuffisante qui nécessite une rééducation et des aides visuelles. Ils peuvent ainsi suivre une scolarité quasi normale mais avec un soutien matériel et humain.

Quelle est l’ampleur du problème ?

Nous citerons quelques chiffres de l’OMS (Organisation Mondiale de la Santé) qui sont particulièrement éloquents.

• 1.5 millions d’enfants dans le monde sont aveugles et trois fois plus sont malvoyants
• Un enfant devient aveugle toutes les minutes
• 75% des causes de cécités sont évitables ou guérissables
• 90% des aveugles vivent dans des pays sous développés
• 90% des enfants aveugles ou malvoyants ne sont pas scolarisés
Ces chiffres traduisent la gravité du problème et la nécessité de mener des actions concrètes.

Quelle est la situation au Maroc ?

Selon les données de l’Enquête Nationale sur les Causes de la Prévalence des Déficiences Visuelles au Maroc (ENCPDV) réalisée en collaboration avec l’OMS en 1992 : – Environ 195000 marocains présentent une cécité bilatérale soit 0,76% de la population. – La cécité infantile représente 0,03% et la malvoyance chez l’enfant 0,38%. L’Enquête Nationale sur le Handicap, réalisée en 2004 par le Secrétariat d’Etat Chargé de la Famille, de l’Enfance et des Personnes Handicapées, donne le chiffre de 28,8% de déficiences visuelles chez les personnes porteuses de handicaps.

Quelles sont les maladies cécitantes de l’enfant au Maroc ?

Selon le Programme de Lutte contre la Cécité (PLC) élaboré par le Ministère de la Santé, les principales causes de malvoyance évitables dans notre pays sont représentées par :

• Les vices de réfractions qui doivent être dépistés précocement et qui peuvent être traités par de simples lunettes. A ce propos, l’Association Ainy depuis sa création a participé à de nombreuses campagnes de réfraction dans différentes écoles de Casablanca, Benslimane, Boujad, Ben Ahmed, Aït Bougammaz, Tiflet, Aït Baha…. Les pathologies congénitales dont les plus fréquentes sont la cataracte congénitale et le glaucome congénital. Le dépistage précoce, le traitement et le suivi régulier d’enfants atteints de ces maladies transforment le pronostic visuel et permettent une vie tout à fait normale.

• Les pathologies carentielles, notamment l’avitaminose A, contre laquelle un programme de prévention mis au point par le Ministère de la Santé est actuellement en cours.

• Une pathologie plus rare mais grave qui mérite d’être citée à cette occasion, le rétinoblastome. C’est une tumeur maligne de l’œil de l’enfant qui traitée précocement peut être guérie.

• Nous terminerons par la basse vision qui touche trois fois plus d’enfants que la cécité. Les enfants en basse vision peuvent bénéficier d’une prise en charge qui leur permet une scolarité normale et une insertion professionnelle. En l’absence de cette réhabilitation, ces enfants sont exclus des écoles, n’ont aucune formation professionnelle et constituent une lourde charge pour la famille et pour la société. Nous rappelons un chiffre de l’OMS précédemment cité qui précise que 90% des enfants aveugles et malvoyants ne sont pas scolarisés.

Comment lutter contre la cécité chez l’enfant ?

Cette lutte est fondamentale. Elle a été entamée depuis de nombreuses années par le Ministère de la Santé et des organisations non gouvernementales. La lutte contre la cécité chez l’enfant est un des objectifs fondamentaux de l’Association Aïny. Nous comptons cette année développer un projet en Basse Vision pour mieux prendre en charge les enfants aveugles et malvoyants et ce, dès le plus jeune âge. De nombreuses actions sont prévues :

• L’aménagement et l’équipement d’une unité de Basse Vision dans le Service d’Ophtalmologie Pédiatrique de l’Hôpital du 20 Août 1953 à Casablanca

• La sensibilisation des parents, des instituteurs et éducateurs ainsi que des professionnels de santé de la petite enfance : médecins généralistes, pédiatres et infirmiers…au dépistage précoce des vices de réfraction Nous rappelons la nécessité d’un examen ophtalmologique systématique des enfants au moins une fois durant la première année de vie.

• L’équipement en lunettes des enfants dépistés et leur suivi régulier

• L’aide au diagnostic précoce des maladies « cécitantes » de l’enfant

• La création d’un centre pour la réhabilitation des enfants malvoyants

afin de leur permettre d’utiliser au mieux leurs capacités visuelles certes déficientes mais parfaitement compatibles avec une scolarité normale. Ceci suppose bien entendu une collaboration avec des écoles privées et publiques pour assurer ultérieurement leur intégration scolaire.

• La formation d’éducateurs spécialisés
Toute personne doit se sentir concernée par ce grave problème et peut participer à ces actions à différentes échelles et selon ses moyens :

• Par des actions de « bénévolat » : participation à l’animation de journées pour la récolte de fonds, organisation de journées récréatives pour les enfants hospitalisés…

• Par des dons : jouets, papiers, revues, crayons de couleurs, vêtements, ordinateurs…

• Par l’achat de matériel médical, notamment de pointe

Est-ce qu’un enfant aveugle ou malvoyant peut être scolarisé dans une école « normale » ?

  En crèche et en maternelle, les enfants aveugles ou malvoyants peuvent être en classe avec des enfants normaux.
En effet l’activité à ce stade est l’apprentissage par le jeu et ne nécessite pas des capacités visuelles très importantes. Une « classe normale » peut intégrer 1 à 2 enfants déficients visuels même graves. L’institutrice ou l’éducatrice a pour rôle d’expliquer aux autres enfants que leur camarade ne voit pas bien, qu’ils ne doivent pas le bousculer, ni se mettre au travers de son chemin, qu’ils doivent l’aider chaque fois qu’il est en difficulté… Elle devra leur trouver des alternatives pour les activités nécessitant une fonction visuelle normale ou même, si elle est formée, initier les enfants aveugles au Braille.

  Pour le primaire et le secondaire, les enfants aveugles apprendront et feront leurs études en Braille. Les enfants malvoyants peuvent être scolarisés dans des écoles pour amblyopes qui malheureusement n’existent pas encore dans notre pays. Mais surtout, ils peuvent être intégrés dans des « écoles normales » à condition de suivre une réhabilitation en basse vision et d’être équipés en aides visuelles.
Actuellement, dans notre pays, la majorité de ces enfants ne sont pas scolarisés. Lorsqu’ils le sont, c’est grâce aux efforts particuliers de leurs parents et grâce à l’aide de certains directeurs d’écoles qu’il faut ici féliciter. L’intégration d’un enfant déficient visuel dans une classe normale représente certainement un surcroît de travail mais c’est avant tout un droit fondamental.

C’est aussi une belle leçon d’humanisme qui permet aux enfants bénéficiant d’une vision normale de s’ouvrir, dès leur plus jeune âge, à la différence, de comprendre et d’accepter le handicap.

Un mot pour la fin : Mobilisons-nous !

La déficience visuelle représente un des handicaps les plus durs à assumer. Pour le comprendre essayons de nous déplacer dans le noir, de manger dans le noir, ou encore d’écrire et de nous relire dans la pénombre … Mobilisons nous tous contre ce grave problème et luttons pour préserver « la Vision de nos Enfants ».

L’Association Ainy

Association Marocaine pour la Prévention des Maladies Oculaires de l’Enfant Siège : Service d’Ophtalmologie Pédiatrique Hôpital 20 Août 1953- Casablanca Tel : 022 482689 Fax : 022 228655 E mail : ainyasso@menara.ma N° compte 007 780 0000 00 385N 300 101 05 Attijari Wafa Bank Avenue Hassan II Casablanca

Causes de la cécité

Le Programme de Lutte contre la Cécité (PLC) élaboré par le Ministère de la Santé, cite comme principales causes de cécité infantile
• Les vices de réfractions.
• Les pathologies congénitales dont les plus fréquentes sont la cataracte congénitale et le glaucome congénital.
• Les pathologies carentielles notamment l’avitaminose A contre laquelle un programme de prévention mis au point par le Ministère de la Santé est actuellement en cours.
• La basse vision qui touche trois fois plus d’enfants que la cécité. Les enfants en basse vision peuvent bénéficier d’une prise en charge qui leur permet scolarité normale et une insertion professionnelle.

A propos de l'auteur

Directeur de Media optique (marocoptic.com)

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