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La pharmacie marocaine à un tournant

La pharmacie marocaine à un tournant

 

Plusieurs défis majeurs attendent les pharmaciens marocains au cours des prochains mois : la mise en place du Tiers-Payant, et la prochaine arrivée sur le marché de médicaments génériques. Deux sources d’inquiétude pour la profession qui s’interroge sur son avenir. Elles ont donné lieu à une table ronde dans le cadre d’Officine Expo, le Salon international des Pharmaciens qui vient de se tenir à Marrakech.

« Notre profession passe par une période de mutations profondes » explique Anouar Fennich, le président de la Fédération nationale des Syndicats des Pharmaciens du Maroc (FNSPM). « Ces deux nouveautés n’en doutons pas, auront un impact économique certain sur l’activité des officines ».

Le Tiers-Payant. Dans le principe, les pharmaciens sont favorables à une généralisation du système du Tiers-Payant. Celle-ci doit en effet permettre un accès plus facile des citoyens aux médicaments. « Mais sur le principe seulement » lance inquiet Abdelilah Lahlou, pharmacien et Directeur d’Iberma, un sous-traitant marocain de l’Espagnol Asac. « Les 10 000 pharmacies du pays ne sont pas toutes en bonne santé. Nous demandons des mesures d’accompagnement, en matière de délais de paiement des officines, notamment  ». Ce délai devrait être fixé à… 60 jours, ce qui suscite l’inquiétude.. « C’est beaucoup trop long et trop lourd pour la trésorerie de nos officines », affirme notre interlocuteur. A titre de comparaison, le délai de remboursement en France n’est plus aujourd’hui que d’une semaine.

« Pas de droit à l’erreur »

Les médicaments génériques. « Tout le monde est favorable au développement de ces médicaments » insiste Anouar Fennich, du FNSPM. « Mais nous n’avons pas les outils nécessaires à cette évolution  ». La substitution pharmaceutique est en effet toujours interdide au Maroc, à la différence de la majorité des pays. Résultat, « nous souffrons de la non-reconnaissance de notre statut de professionnel de santé » déplore le Conseil national de l’Ordre des Pharmaciens (CNOP). Sensibilisation, accompagnement et éducation du patient… « nous réclamons la reconnaissance de notre rôle, et une rémunération de l’acte pharmaceutique ».

En pleine crise, la pharmacie marocaine n’a pourtant pas le droit de fléchir. Elle représente le premier recours pour des millions de patients qui n’ont pas les moyens de consulter un médecin. « Nous n’avons pas droit à l’erreur, sinon nous perdrons le respect et la reconnaissance de nos clients qui ont tant besoin de nous » conclut Anouar Fennich.

Destination Santé

 

 

A propos de l'auteur

Directeur de Media optique (marocoptic.com)

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