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Les opticiens italiens en grève

Les opticiens italiens osent la grève

 

Face à la volonté de leur gouvernement de déclasser un certain nombre de produits vendus par ces professionnels de santé, les opticiens italiens ont mené une grève samedi 26 octobre. Selon nos confrères de b2eyes.com, le mouvement est parti d’Internet où s’est monté le groupe « Ottici Indignati » (« opticiens indignés » en français, ndlr). Il demande, entre autres, qu’en Italie les lunettes pré-montées puissent être vendues seulement dans les magasins d’optique et dans les pharmacies, comme cela était le cas jusqu’en 2007, année où fût introduit une loi qui libéralise leur vente en supermarchés, kiosques de journaux, stations service… S’il reste difficile pour les leaders de la protestation de quantifier le nombre d’opticiens qui ont adhéré à la grève, ils estiment qu’un peu plus d’un millier de points de vente (sur 10 500 en Italie) seraient restés fermés ce jour-là. En vitrine : un écriteau prévu pour l’occasion et expliquant aux porteurs les raisons du mouvement.

« En considérant les moyens que nous avions à disposition et le fait que l’initiative est partie d’un réseau social, le résultat obtenu est très gratifiant, s’enthousiasme auprès de nos confrères Franco Saffioti, un des leaders des « Ottici Indignati ». Deux groupes dynamiques comme Optique Amica et Occhibelli ont contribué à l »initiative ».
« Nous avons partagé la nouvelle et les contenus de la protestation du samedi 26 octobre à nos 450 points de vente, raconte Claudio Morganti, numéro un du groupe Occhibelli. Mes associés étaient libres d’agir comme ils le souhaitaient. J’ai décidé de fermer mes magasins à l’occasion de la grève, mais dans ma zone quelques opticiens qui avaient annoncé leur adhésion au mouvement sont finalement restés ouverts. Malheureusement dans notre secteur, il manque toujours de cohérence, constate-t-il. Nous nous attendions à ce que la Federottica (syndicat italien, ndlr) nous appuie pleinement, vues les délicates et importantes questions soulevées par les « Ottici Indignati », mais ça n’a malheureusement pas été le cas. Nous restons sur le pied de guerre vis-à-vis des institutions : nous ne sommes pas de simples commerçants, mais des professionnels de la vision », conclut-il.

Acuité

 

 

A propos de l'auteur

Directeur de Media optique (marocoptic.com)

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