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Péripéties d’un opticien Marocain : L’installation

Péripéties d’un opticien Marocain : L’installation

Tel les douze travaux d’Hercule, le parcours d’un(e) optician(e) Marcaine(e) fraichement diplômé(e) jusqu’au jour de sa première installation est parsemé de défis et d’obstacles en tout genre. Sauf que la phase d’une première installation est toujours un peu plus particulière : on n’y a pas le droit à l’erreur.

Depuis le moment où l’on a entre les mains le sésame de son autorisation, commence le vrai défi : celui de faire les bons choix et les décisions les plus appropriées à sa situation d’installation. Rappelez-vous, pour avoir l’autorisation il fallait qu’on ait déjà son contrat de bail en poche, ce qui veut dire que l’on commence avec, au moins, des charges de location à honorer alors que l’on n’a même pas encore ouvert.

Entre le moment où l’on signe son contact de bail et celui ou l’on ouvre son magasin, plusieurs mois peuvent s’écouler. L’idéal est de ne pas perdre son temps, et de bien préparer son ouverture, afin de limiter les retards et les temps morts qui sont déjà synonymes de charges et de manque à gagner.
Seulement voilà, un opticien a-t-il vocation à préparer une installation dans les règles de l’art ?

Certains ont démontrés qu’ils en étaient capables, ont su reconnaitre l’importance de ne pas faire l’économie d’un bon business plan, et ont compris que les bonnes décisions du début, mettront toutes les chances de leurs coté pour démarrer avec le bon rythme, avec les bons produits, la bonne image et le bon système de fonctionnement.

Beaucoup n’ont pas eu cette chance, et ont été pénalisés avant même de démarrer leurs affaires, par l’accumulation de mauvais choix et de mauvaises décisions.

Comment financer son installation? Quel statut juridique choisir ? Faut il ou pas équiper son atelier avec de nouvelles machines? Comment choisir son profil de clientèle ? Pourquoi cette clientèle viendra chez soi au détriment de la concurrence ? Quel genre d’offre serait la plus adaptée à la clientèle ciblée ?…

Des dizaines de questions dont les réponses, pas toujours évidentes à trouver, conditionneront l’environnement interne et externe de l’entreprise et délimiteront son positionnement.

L’erreur fatale à ne pas commettre, c’est de se lancer dans une nouvelle installation sans avoir bien mûri et préparé son projet. Un opticien qui a bénéficié d’un bon stage, devrait avoir profité de l’expérience qu’il a acquise pour murir son projet et donc mieux  se préparer pour « se lancer » à son compte.

A défaut de ne pas avoir bien préparé chaque aspect de son projet, ce qui mine de rien n’est pas du tout évident sans l’aide –entre autres- de confrères bienveillants, on se retrouvera forcement à gérer ce qui se présente dans l’adversité, à décider sans prendre le temps nécessaire afin de s’assurer que l’on se dirige vers le bon sens : C’est se condamner soit même à la précarité si ce n’est à la faillite. 

 La nouvelle installation, étape ultime du parcours d’un opticien fraichement diplômé, n’est pas une mince affaire. Pour la réussir, mieux vaut éviter la précipitation et les décisions non réfléchies. Encore faut il que votre banquier, vos nouvelles charges, vos nouveaux fournisseurs et vos illusions vous le permettent.  Bon vent!

Par Oussama Abaouss

Source: numéro 24 de marocoptic.com

 

 

 

A propos de l'auteur

Directeur de Media optique (marocoptic.com)

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